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Alan Salam, slameur : “Au Sénégal, nous n’avons pas des hommes d’Etat, ni des opposants”

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Alan Salam, slameur : “Au Sénégal, nous n’avons pas des hommes d’Etat, ni des opposants”

Le Slameur Thierno Alassane Fall veut conscientiser la jeunesse à travers sa musique. Dans un entretien sur Senego, de son nom d’artiste Alan Salam dénonce vigoureusement le système de nos politiques. Selon lui, les jeunes d’aujourd’hui n’ont plus le droit de se baser sur hommes politiques qui “sont là pour leurs propres intérêts”. Alan Salam promet de marquer son emprunte dans la musique pour faire passer beaucoup de messages pour le bénéfice de la jeunesse. 

Le Slam est-il consommé au Sénégal?

C’est vrai que le Slam n’est pas trop consommé au Sénégal. Ici, c’est le “Mbalakh” qui domine. Mais, j’ai décidé de faire le tour du Sénégal et de l’Afrique pour rencontrer la jeunesse, leur faire comprendre le sens du slam et son importance. Le Slam doit parler à la jeunesse pour délivrer le vrai message.

Quel est le message que vous véhiculez souvent dans vos musiques?

Moi, pratiquement tous mes textes tournent autour de la paix, de la sécurité, des valeurs, sur l’union, le partage et le respect.

Pourquoi les jeunes tentent l’immigration clandestine? 

Je sais que ce n’est pas facile pour la Jeunesse. Il n’y a pas d’emplois pour la jeunesse. Il n’y a plus d’espoir. Mais, moi j’aime toujours rencontrer les jeunes pour leur faire comprendre que chaque chose à son temps. Il ne faut jamais baisser les bras. J’organise des conférences pour les sensibiliser. Etre attentif pour atteindre les objectifs. Mais, malheureusement ils sont pressés. Ils veulent toujours anticiper. Beaucoup d’entre eux n’ont pas de qualifications ni de métiers. Beaucoup ont quitté l’école au niveau du Bfem. Ils n’ont pas bien profité de la formation professionnelle. C’est là, le problème.

Il faut toujours garder le courage. Ne jamais se donner la mort dans les immigrations clandestines. A travers mes écrits, je l’ai montré que tout est là dans nos pays pour s’en sortir. Il faut aussi former les jeunes dans les nouveaux métiers.

Le message aux politiques ?

Je déteste la politique politicienne. Je n’aime pas la politique d’opportuniste et d’égoïste. Je n’aime pas aussi la politique de haine, de manipulation, de sabotage, de conflit, des règlements de comptes, entre autres. C’est pour cela que je ne m’intéresse pas autant aux hommes du pouvoir et de l’opposition. Au Sénégal, nous n’avons pas des hommes d’Etat, ni d’opposants.

Ce qui m’intéresse c’est la jeunesse qui est aujourd’hui mon espoir. Il faut que cette jeunesse ait l’espoir de changer les choses. Il ne faut pas se baser sur ses politiciens qui sont justes des requins, des profitards.