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Un marabout publie ses ébats sexuels avec son ex-épouse

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Un marabout publie ses ébats sexuels avec son ex-épouse

Isseu Dièye, commerçante et artiste chanteuse, poursuit son ex époux pour diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs, atteinte à l’intimité de la vie privée par diffusion de parole tenue dans un cadre privé sans son consentement. L’époux en question est un jeune marabout du nom de Souhaïbou Mané, âgé de 34 ans. Après trois ans de vie commune avec la chanteuse Isseu Dièye, sanctionnés par la naissance d’un bébé, le religieux a divorcé avec l’artiste. C’est ce que rapporte Rewmi Quotidien dans sa parution du jour.

Après leur divorce et réclamant la garde de l’enfant, il diffuse les images obscènes et les discussions privées de son ex-épouse.

“J’ai envoyé les vidéos de nos parties de jambes en l’air à un ami. C’est durant notre mariage que j’ai collecté les images. Je voulais avoir la garde de mon enfant”, a-t-il affirmé sans sourciller, hier, devant le tribunal des flagrants délits de Dakar.

Le prévenu révèle qu’il a obtenu la discussion privée de sa victime par l’intermédiaire d’une connaissance établie en Italie. “Je lui présente mes plates excuses”, s’est-il amendé suite aux remontrances du représentant du Ministère public.

Interrogée sur les faits, Isseu Dièye explique que le prévenu a commencé à proférer ses menaces lorsqu’elle a refusé de lui accorder la garde de l’enfant. “Il a également appelé mon frère pour lui dire qu’il va publier mes images obscènes et mes discussions privées”, regrette la partie civile.

Dans la foulée, elle confie qu’elle a une fois avorté après avoir été tabassé par le prévenu, lequel a été condamné pour violence et voie de fait.

“Il postait des commentaires désobligeants dans mon compte You Tube. Il me traitait de fille de mœurs légères”, a-t-elle fustigé, avant de réclamer 5 millions FCFA en guise de dédommagement.

Le maître des poursuites, qui estime que le prévenu a fait preuve de méchanceté, a requis deux ans d’emprisonnement, dont deux mois ferme, et une amende de 500 000 francs.

Ce, pour diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs et atteinte à l’intimité de la vie privée par diffusion de parole tenue dans un cadre privé sans consentement de la personne.

Les conseils de la défense ont sollicité une application bienveillante de la loi. Me Guèye a demandé au juge de revoir à la baisse le montant de 5 millions de francs réclamé par la plaignante. “C’est excessif. Chacun d’entre eux tente de nuire à l’autre”, fait-il remarquer.

Cependant, le comparant, qui a été placé sous mandat de dépôt le 17 décembre dernier, devra prendre son mal en patience. Domicilié à Nord Foire, il sera édifié sur son sort le 28 décembre prochain.